Yasmina Khadra : la liberté, à quel prix ?
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« La vraie liberté est de ne rien devoir à personne, et la vraie richesse, ne rien attendre des autres. »
Une définition de la liberté qui a de quoi faire réfléchir. Être libre de ses choix, ne pas dépendre du regard des autres, ne pas avoir à justifier la vie que l'on souhaite mener. Une indépendance qui se cultive, dans les grandes décisions comme dans les petites choses du quotidien.
Cette question de la liberté, et surtout de ce qu'il en coûte de l'exercer, traverse une partie de l'œuvre de Yasmina Khadra, écrivain algérien dont les romans ont été traduits dans des dizaines de langues.
Dans Ce que le jour doit à la nuit (2008), il raconte le destin de Younes, un jeune Algérien pris entre deux communautés, ses sentiments et les bouleversements de la guerre d'indépendance. Dans Les Hirondelles de Kaboul (2002), il nous plonge dans l'Afghanistan des talibans, où les libertés les plus élémentaires ont disparu et où chaque décision peut avoir de lourdes conséquences.
À travers ces personnages, Yasmina Khadra explore une question qui dépasse largement les frontières et les époques : quelle place reste-t-il à nos choix lorsque notre famille, notre société ou l'Histoire décident pour nous ?
Ses romans ne donnent pas de réponse toute faite. Ils racontent des êtres humains, leurs contradictions, leurs attachements et leurs tentatives, parfois douloureuses, de rester maîtres de leur destin.
De quoi prolonger la réflexion derrière cette citation, et peut-être nous donner envie d'ouvrir l'un de ses livres.