Les trois pépites du moment : une librairie algéroise, une expo de Selma Zerrouki et la Tunisie "pittoresque"
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Cette semaine chez Taszuri, on a changé de décor. Direction Alger pour retrouver ma famille, avec un passage presque obligé par la bibliothèque de mes parents. J’y ai retrouvé des romans algériens lus plus jeune, dont certains que j’avais complètement oubliés, et découvert d’autres qui m’avaient échappé. De quoi vous préparer une sélection, partagée cette semaine sur le blog.
J’en ai aussi profité pour me balader dans Alger centre avec mes filles et leur faire découvrir ces quartiers qui ont fait partie de mon enfance. Les semaines passent, les décors changent, le rendez-vous du vendredi reste : voici nos trois pépites du moment !
#1 La librairie L’Arbre à dires, à Alger
Ma librairie préférée ici, c’est elle. Aux tout débuts de Taszuri, j’y ai passé beaucoup de temps avec mon père à fouiller les rayons pour trouver des livres sur les tatouages et les symboles amazighs. J’aime toujours autant leur sélection et le plaisir de repartir avec un livre qu’on n’était pas venue chercher. Pour prolonger la visite, il y a aussi Le Perchoir, le restaurant juste au-dessus. Un programme assez facile à défendre ;)
Leur compte instagram ici.

#2 « À travers mes pensées », de Selma Zerrouki Chitour
Un visage entouré de bleu, des motifs minutieux, des couleurs qui accrochent l’œil : l’affiche nous a donné envie d’en voir davantage. L’artiste peintre et illustratrice algérienne Selma Zerrouki Chitour navigue entre art naïf et abstraction, avec des compositions où les portraits côtoient les formes libres. Son exposition « À travers mes pensées » sera à découvrir du 2 au 8 novembre, au 7, rue Saint-Sabin, à Paris. Le vernissage aura lieu le samedi 7 novembre à partir de 15 h 30, en présence de l’artiste.
Son compte instagram ici.

#3 « Fabriquer l’image pittoresque de la Tunisie », au quai Branly
Les portes tunisiennes et le bleu et blanc de Sidi Bou Saïd nous sont si familiers qu’on pense rarement à l’histoire de ces images. Au musée du quai Branly, cette installation revient sur la manière dont le regard colonial, puis le tourisme, ont contribué à faire de lieux habités les emblèmes d’une Tunisie « pittoresque ». À travers les œuvres de Louise-Marie Peyre (1897-1975), on découvre comment la préservation d’une architecture peut aussi en fixer les couleurs et les formes, jusqu’à façonner l’image que nous gardons d’un pays. Une installation présentée dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026.
