Les trois pépites du moment : Food Temple Maroc, Vive la mariée ! et Shourouk Rhaiem
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Cet été, on a fait une petite pause sur le blog. Enfin… une pause qui n’en était pas vraiment une.
On vous racontait justement il y a quelques jours dans les coulisses de notre été chez Taszuri : pendant que le blog tournait au ralenti, on n’a pas écrit un livre… mais deux. Et après plusieurs mois à écrire, illustrer, relire, corriger, remettre en page, recorriger et relire encore (beaucoup trop de fois), ça y est : les prototypes sont partis à l’impression 🥹
Autrement dit : on peut enfin reprendre nos articles de blog un peu plus sereinement !
Et puis, même au beau milieu de ce tunnel estival, on n’a évidemment pas complètement arrêté de regarder ce qui se passait ailleurs. On a continué à enregistrer des posts, épingler des artistes et garder de côté quelques découvertes en se disant : ça, il faudra absolument qu’on vous en parle à la rentrée.
Alors pour reprendre notre petit rituel du vendredi, voici trois pépites qu’on a gardées bien au chaud cet été ♥️
#1 Food Temple Maroc s’installe à Paris ce week-end
On commence avec une actualité qu’on a épinglée il y a quelques jours et qui tombe plutôt bien puisque, si vous êtes à Paris, elle commence précisément aujourd’hui.
Du 18 au 20 septembre 2026, le Carreau du Temple consacre la dixième édition de son festival Food Temple au Maroc. Et malgré son nom, il n’y sera pas seulement question de cuisine : le programme mélange gastronomie, photographie, musique, artisanat, livres et création contemporaine.
Évidemment, on a immédiatement repéré quelques petites choses.
D’abord, une exposition de photographies anciennes consacrée à la cérémonie du thé au Maroc, réalisée avec la Maison de la Photographie de Marrakech. Le musée conserve des photographies du Maroc prises entre la fin du XIXe siècle et les années 1960, et une sélection de ces archives sera présentée pendant le festival. Mais ce n’est qu’une partie de l’exposition : on pourra aussi découvrir le Maroc très pop de Salma Jourani, la série Les Oiseaux de Yasmine Hatimi, construite à partir de photographies, d’archives et de textes autour de sa grand-mère, ainsi que les photographies réalisées par Denis Dailleux dans la vallée des Roses, à El Kelaa des M’Gouna.
Et puisqu’il s’agit quand même de Food Temple, on a aussi repéré une masterclass qui nous a donné faim rien qu’en lisant son titre : « Épices marocaines au goût du jour : superbowl, amlou et bananes rôties », proposée dimanche par Sara Boukhaled, fondatrice de Maison Gazelle. Au programme : yaourt coco, amlou, banane rôtie caramélisée et même… amlou latte glacé au lait d’amande.
Ajoutez à ça des concerts de OUM et Gaouta, de la transe gnawa et de l’électro, un marché réunissant artisanat, produits du terroir et librairie, des restaurants éphémères et un salon de thé… et vous comprendrez pourquoi on avait envie de vous glisser l’adresse avant le week-end.
Food Temple Maroc // du 18 au 20 septembre 2026 au Carreau du Temple, Paris. L’entrée est libre le samedi et le dimanche ; la soirée d’ouverture du vendredi est payante.
Voir tout le programme de Food Temple Maroc

#2 Une exposition entière sur les mariages au Maghreb arrive à l’IMA
Deuxième post immédiatement enregistré : l’affiche de Vive la mariée !, une nouvelle exposition qui ouvrira ses portes le 29 septembre à l’Institut du monde arabe, à Paris.
Et en allant regarder le programme en détail, on a encore plus envie de la voir.
L’exposition est entièrement consacrée aux mariages en Algérie, au Maroc et en Tunisie et rassemble notamment une quarantaine de costumes et parures des XIXe et XXe siècles jamais présentés en France. Tenues de mariées, coiffes, bijoux, trousseaux… l’IMA s’intéresse aux différences régionales, mais aussi aux traditions communes et aux pratiques partagées entre communautés musulmanes et juives.
Parmi les pièces annoncées, on trouve par exemple une tenue de mariée de Rabat des XIXe-XXe siècles, avec caftan de velours violet, ceinture en brocart de Fès, foulard de soie, perles et or. Mais aussi une photographie d'une mariée des Béni Mellal dans le Moyen-Atlas, réalisée par Jean Besancenot entre 1934 et 1939, ou encore une photographie prise par Lazhar Mansouri à Aïn Beïda dans les années 1960.
Et c’est justement ce qui nous plaît beaucoup dans cette exposition : ces pièces historiques ne seront pas présentées seules. Elles seront mises en regard avec les œuvres de 27 artistes contemporains originaires du Maghreb et de ses diasporas, avec notamment Sara Ouhaddou, Ghizlane Sahli, Héla Ammar, Meriem Bouderbala,… et Shourouk Rhaiem, dont on va justement vous parler juste après.
Vive la mariée ! // du 29 septembre 2026 au 28 février 2027 à l’Institut du monde arabe, Paris.
Découvrir l’exposition Vive la mariée !

#3 Les objets complètement strassés de Shourouk Rhaiem
Et justement : Shourouk Rhaiem.
On a découvert son travail en voyant passer l’affiche de Vive la mariée !, dont elle signe la photographie. L’image vient d’une série réalisée à partir de ses propres archives photographiques familiales à Nabeul, en Tunisie. Et forcément, on est allées regarder ce qu’elle faisait d’autre.
On n’a pas été déçues.
Shourouk Rhaiem est une artiste franco-tunisienne qui travaille entre photographie, sculpture et installation. Et elle a une matière première assez reconnaissable : les strass et cristaux Swarovski, qu’elle utilise pour transformer des objets complètement ordinaires.
Des bouteilles de Coca et de Pepsi, des paquets de lessive, des VHS, des magazines, des flacons de parfum... qu’elle recouvre minutieusement de cristaux jusqu’à les transformer en pièces presque précieuses. Derrière le côté très pop de l'ensemble, elle s’intéresse notamment aux images publicitaires et aux objets de consommation qui ont peuplé son enfance et construit une partie de son imaginaire.
Son travail a commencé à être largement remarqué avec l’exposition Ordinary Life, présentée par Swarovski à Vienne en 2018. Depuis, ses œuvres ont voyagé à la Milan Design Week, au Museum of Contemporary Art de Bangkok, à l’Exposition universelle d’Osaka, à l’Institut du monde arabe ou encore au Saudi Arabia Museum of Contemporary Art de Riyad. Et une exposition personnelle est déjà annoncée à la 193 Gallery de Venise en novembre 2026.
Mais ce qu’on préfère probablement, c’est aller regarder son site et tomber successivement sur une bouteille de soda entièrement sertie de cristaux, un flacon de Shalimar, une vieille boîte ou une photographie de famille. On vous conseille vraiment d’aller fouiller.
Découvrir le travail de Shourouk Rhaiem

Et voilà pour les premières pépites de cette rentrée ♥️
Après quelques semaines le nez dans nos propres livres, ça fait franchement du bien de recommencer à ouvrir des onglets simplement parce qu’une photo, une expo ou le travail d’une artiste nous a donné envie d’en savoir plus. Et vu tout ce qu’on a enregistré cet été… on a déjà quelques pépites d’avance pour les prochaines semaines ;)
À bientôt !
Rym & Camille