Les trois pépites du moment : un vinyle des années 70, les mosaïques tunisiennes, le concert de Camélia Jordana au Mucem
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Cette semaine chez Taszuri, on a beaucoup travaillé sur les contenus qu’on publie sur le blog, le site, les réseaux sociaux, mais aussi sur nos différentes publicités. En parallèle, j’ai avancé sur un livre qui sortira en fin d’année avec une autrice qu’on adore, et Camille a progressé sur un autre livre qui verra le jour avec une illustratrice qu’on adore aussi… et que vous connaissez probablement déjà ! Et puis, on a validé le prototype du premier roman qu’on publiera en juin. Que d’émotions !
Vendredi oblige, on n’oublie pas notre petit rituel : les trois pépites du moment.
#1 Un vinyle des années 70 d’Ahmed Malek
Il y a quelques années, quand j’habitais encore à Paris, j’ai découvert le label Habibi Funk. Derrière ce nom, il y a Jannis Stürtz, DJ berlinois et véritable chercheur de trésors musicaux, qui parcourt les disquaires, les marchés aux puces et les archives pour retrouver des sons oubliés d'Afrique du Nord : funk, jazz, soul, disco, musiques de films… souvent enregistrés entre les années 60 à 80, puis tombés dans une forme d’oubli.
Parmi les artistes que je préfère dans cet univers, il y a Ahmed Malek. Compositeur algérien né près d’Alger, il est surtout connu pour ses musiques de films, qui ont accompagné tout un pan du cinéma algérien après l’indépendance. Sa musique a quelque chose de très particulier : elle est à la fois cinématographique, douce, étrange parfois, avec des touches de jazz, de funk, de musique psychédélique et de sonorités algériennes.
Cette semaine, je me suis replongée dans ses titres en fond sonore pendant que je travaillais. Et forcément, ça m’a donné envie de creuser davantage tout cet univers. J’ai passé une journée entière à faire des recherches sur les artistes qui ont développé ces sonorités funk, groove, disco ou jazz-funk en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Libye et en Égypte.
Le résultat, c’est un nouvel article de blog : “12 artistes de funk en Afrique du Nord, le groove oublié des années 70-80”. J’espère qu’il vous donnera envie, comme moi, de lancer quelques morceaux, de fouiller les pochettes de vinyles et de découvrir cette scène incroyable.
L’article est ici.
#2 Les mosaïques tunisiennes, un héritage millénaire
Cette semaine, je suis aussi retombée sur des images de mosaïques tunisiennes antiques, et franchement… difficile de ne pas s’arrêter dessus. On pense souvent à la Tunisie pour Carthage, les médinas, les villages blancs et bleus ou les paysages du Sud, mais on oublie parfois à quel point le pays conserve un patrimoine antique exceptionnel.
Les mosaïques en font partie. Au musée du Bardo, à Tunis, on trouve l’une des plus grandes collections de mosaïques romaines au monde, issues de grands sites antiques comme Carthage, Dougga, Utique ou Hadrumète. Certaines représentent des scènes mythologiques, d’autres des animaux, des scènes de chasse, des banquets, la mer, les saisons ou la vie quotidienne dans l’Afrique romaine. Ce qui est fascinant, c’est qu’elles ne sont pas seulement belles : elles racontent aussi une manière d’habiter, de recevoir, de cultiver la terre, de représenter le monde.
Et puis il y a aussi le musée d’El Jem, aménagé sur l’emplacement d’une ancienne villa romaine, ou encore le musée archéologique de Sousse, qui abrite la deuxième plus grande collection de mosaïques de Tunisie après celle du Bardo. On a parfois tendance à regarder ces œuvres comme de simples décors, alors qu’elles sont de véritables archives de pierre. Des images composées morceau par morceau, qui nous parlent encore, des siècles plus tard, de goûts, de croyances, de gestes et de paysages.

#3 Le concert de Camélia Jordana au Mucem
Je sais qu’il y en a beaucoup parmi vous qui aiment la musique de Camélia Jordana, alors cette annonce devrait vous plaire. Le mercredi 13 mai 2026, elle sera en concert au Mucem, à Marseille, pour un moment annoncé comme un hommage aux femmes, à la transmission et aux cultures méditerranéennes.
Le concert s’inscrit dans le cadre de sa tournée et précède la sortie de son prochain album, prévu pour 2027. D’après le Mucem, Camélia Jordana y fera cohabiter différentes langues, identités et cultures, avec une attention particulière portée aux femmes africaines et nord-africaines, à la Méditerranée, à la sororité et à la transmission.
Le concert aura lieu à l’auditorium du Mucem, avec ouverture des portes à 19h, bar et petite restauration sur place, concert à 20h, puis une séance de dédicaces à l’issue de la représentation.
Infos et réservations sur Mucem.org.

📸 @hellenaburchard / @micaalbanese
On espère que cet article vous a plu et inspirés.
À vendredi pour un nouvel article pépites,
Rym & Camille