Algérie, histoire, littérature,... de quoi parle notre nouveau livre, L’Encre et le Figuier ?

Algérie, histoire, littérature,... de quoi parle notre nouveau livre, L’Encre et le Figuier ?

Depuis que nous avons commencé à vous dévoiler L’Encre et le Figuier, nous vous avons montré sa couverture, quelques-unes de ses illustrations, des photographies de famille, des extraits de lettres et les visages de certains des écrivains et écrivaines qu'on retrouve au fil des pages. Mais de quoi parle vraiment ce nouveau livre ?

La réponse n’est pas si simple, parce que L’Encre et le Figuier mêle plusieurs histoires. Celle de l’Algérie, celle de sa littérature, mais aussi celle d’une femme qui a vécu 97 ans dans ce pays et qui, pendant plus de vingt ans, l’a raconté dans les lettres qu’elle envoyait à sa petite-fille.

Près d’un siècle d’Algérie raconté à travers sa littérature

La colonisation, la guerre d’indépendance, la naissance de l’Algérie indépendante, les bouleversements des décennies qui suivent, la décennie noire, puis l’Algérie d’aujourd’hui… En près d’un siècle, le pays a connu des transformations immenses.

Toutes ces époques ont laissé des traces dans la littérature algérienne.

Les écrivains et les écrivaines ont raconté le monde dans lequel ils vivaient, les événements dont ils étaient témoins, mais aussi leurs conséquences sur les vies individuelles. Certains ont écrit la colonisation et la guerre, d’autres l’indépendance, l’exil, la place des femmes, la violence des années 1990, la famille, l’amour ou encore le rapport à la langue et au pays.

Au fil des pages de L’Encre et le Figuier, on rencontre ainsi Mouloud Feraoun, Mohammed Dib, Kateb Yacine, Assia Djebar, Tahar Djaout, Rachid Mimouni, Malika Mokeddem, Maïssa Bey et bien d’autres.

Nous racontons leurs parcours, leurs œuvres et ce que leurs textes nous disent de l’époque dans laquelle ils ont vécu. Peu à peu, leurs voix permettent de remonter le fil de l’histoire algérienne d’une manière différente.

Mais nous avions aussi un autre fil pour raconter cette histoire.

Une femme qui a vécu 97 ans en Algérie

Cette femme s’appelait Djoher Amhis-Ouksel.

Djoher a grandi dans l’Algérie coloniale. Au cours de sa longue vie, elle a connu la guerre d’indépendance, l’indépendance du pays, les transformations de la société algérienne, les années de terrorisme de la décennie noire, puis l’entrée dans le XXIe siècle.

Elle était aussi écrivaine, professeure de lettres et profondément passionnée de littérature. Les livres ont occupé une place immense dans sa vie, qu’elle a passée à lire, à écrire, à étudier des textes et surtout à transmettre cette passion aux autres.

Parmi eux se trouvait sa petite-fille, Yasmine Amhis.

Lorsque Yasmine quitte l’Algérie pour poursuivre ses études en France, sa grand-mère et elle commencent à s’écrire. Cette correspondance durera plus de vingt ans.

Dans ses lettres, Djoher parle de sa famille, de son quotidien et de ses souvenirs. Elle raconte l’Algérie qu’elle connaît, celle de son enfance comme celle qu’elle voit évoluer autour d’elle. Elle parle aussi, évidemment, de littérature.

Des lettres, des photographies, des carnets et des livres

Djoher Amhis-Ouksel est décédée en 2025. Après sa disparition, Yasmine a voulu rendre hommage à cette grand-mère qui lui avait tant transmis et faire vivre à son tour son amour de la littérature.

Elle nous a alors confié une partie des archives qu’elle avait précieusement conservées : les lettres échangées entre l’Algérie et la France, des photographies de famille, des carnets, des notes et des souvenirs.

En découvrant tous ces documents, nous avons aussi retrouvé les livres et les écrivains qui avaient accompagné la vie de Djoher. Ses lectures faisaient partie de son histoire. Elles racontaient également, à leur manière, celle de l’Algérie.

Nous avons donc suivi ce fil.

Alors, qu’y a-t-il concrètement dans L’Encre et le Figuier ?

Il y a les lettres de Djoher et les réponses de Yasmine. Il y a leurs photographies de famille et leurs archives, que nous avons reproduites ou illustrées. Il y a des portraits d’écrivains et d’écrivaines algériens, leurs parcours et leurs œuvres. Il y a des extraits de romans, des citations, des notes, des souvenirs et de nombreuses illustrations.

Tous ces éléments se répondent au fil des pages.

Une photographie prise le jour de l’indépendance dialogue avec le récit d’une époque. Une lettre de Djoher nous fait entrer dans l’Algérie qu’elle a connue. Quelques pages plus loin, un écrivain nous en donne une autre vision à travers son œuvre.

Mis bout à bout, tous ces fragments font défiler près d’un siècle d’histoire algérienne à travers celles et ceux qui l’ont vécu et écrit.

C’est ainsi qu’est né L’Encre et le Figuier.

Un voyage à travers la littérature algérienne, guidé par les archives et les souvenirs d’une grand-mère et de sa petite-fille. Une autre manière de découvrir les écrivains et les écrivaines d’Algérie, mais aussi de comprendre ce que leurs livres racontent du pays, de son histoire et de celles et ceux qui l’ont traversée.

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